Détection précoce

Détecter et traiter un cancer testiculaire à un stade précoce accroît les chances de réussite du traitement. Reconnaître les symptômes et passer régulièrement un examen de santé sont les meilleures façons de détecter un cancer testiculaire à un stade précoce.

Plus les symptômes sont mentionnés rapidement au médecin, plus il sera en mesure de diagnostiquer le cancer à un stade précoce et de le traiter le plus vite possible.

Ce sont les hommes eux-mêmes qui décèlent la plupart des cancers du testicule. D’autres sont découverts lors d’un examen physique habituel. En raison de preuves insuffisantes, on ne peut recommandé un examen régulier des testicules mais il est important que les hommes connaissent ce qui est normal pour eux. Connaître ses testicules permet aux hommes de savoir ce qui est normal pour eux et de reconnaître quelque chose d’inhabituel. Les hommes devraient signaler au médecin tout changement dans leurs testicules.

Hommes à risque élevé

Les hommes qui présentent un risque plus élevé que la moyenne d’être un jour atteints d’un cancer testiculaire pourraient devoir passer des examens plus souvent et plus tôt que ceux chez qui le risque est moyen. Voici quelques exemples de conditions qui peuvent augmenter le risque au-delà de la moyenne:

  • antécédents familiaux de cancer testiculaire
  • antécédents personnels de cancer testiculaire
  • syndrome de Klinefelter

Un homme chez qui le risque est supérieur à la moyenne devrait discuter avec son médecin d’un plan personnalisé de dépistage, qui pourrait comporter un examen physique sur une base régulière auprès d’un professionnel de la santé, dont l’examen des testicules.

 

Allez-y, touchez-vous!

Il n’y a pas de mal à se toucher tant que vous le faites en privé… Cela pourrait même vous sauver la vie !

Le cancer testiculaire est la forme de cancer la plus courante chez les hommes âgés de 15 à 29 ans, mais c’est aussi un cancer parmi les plus faciles à traiter lorsqu’il est détecté tôt.

Alors apprenez à vous examiner au moins une fois par mois. Plus vous êtes familier avec la forme et la taille normale de vos testicules, plus tôt vous pourrez détecter un signe anormal.

 

Facteurs de risques associés au cancer testiculaire

Tout état ou toute substance qui augmente le risque de développer un cancer est appelé facteur de risque. On ne connaît pas de cause unique au cancer testiculaire. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Toutefois, certains hommes atteints d’un cancer testiculaire ne présentent aucun facteur de risque identifiable.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Dans la plupart des cas, on ne peut pas classer les facteurs de risque individuels selon leur importance relative avec une absolue certitude.

L’incidence du cancer testiculaire a augmenté constamment au cours des dernières décennies, mais on comprend peu les raisons de cette augmentation. C’est le cancer le plus courant chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans. L’incidence est la plus faible avant la puberté, augmente de façon significative après l’âge de 14 ans, atteint un pic vers l’âge de 30 ans et diminue à l’âge de 60 ans.

L’incidence du cancer testiculaire est plus élevée chez les hommes de race blanche comparativement aux hommes d’origine africaine ou asiatique.
Le cancer testiculaire touche plus souvent les hommes dont le statut socio-économique est plus élevé.

 

 

Facteurs augmentant le risque de développer un cancer testiculaire.

Testicule non descendu dans le scrotum (cryptorchidie)

Les hommes ayant des antécédents de testicule non descendu (cryptorchidie) présentent un risque plus élevé de cancer testiculaire. Lorsqu’un garçon est à l’état de fœtus dans l’utérus, ses testicules se forment dans l’abdomen. Normalement, ils descendent ensuite dans le scrotum avant la naissance. Parfois, ce processus n’a pas lieu et les garçons naissent avec un ou deux testicules non descendus. On ne connaît pas encore la cause exacte de cette anomalie. Si le testicule ne descend pas de lui-même, ce qui a lieu habituellement au cours de la première année de vie, une chirurgie sera pratiquée pour placer le testicule dans le scrotum (orchidopexie).

Antécédents familiaux de cancer testiculaire

Les frères et les fils d’un homme ayant reçu un diagnostic de cancer testiculaire risquent davantage d’être atteints eux-mêmes de ce cancer. La génétique pourrait jouer un rôle dans le développement du cancer du testicule.

Antécédents personnels de cancer testiculaire

Un cancer testiculaire ou un carcinome in situ augmente la probabilité que l’autre testicule soit atteint.

Syndrome de Klinefelter

Le syndrome de Klinefelter est une affection génétique rare qui peut nuire au développement sexuel de l’homme. Le risque de cancer testiculaire est plus élevé chez les hommes qui sont atteints de ce syndrome.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs suivants et le cancer du testicule, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu’ils sont des facteurs de risque connus. Il faudra davantage de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer testiculaire.

 

Microlithiase testiculaire (petits dépôts de calcium dans le testicule) : Des études révèlent que les hommes porteurs de microlithiases testiculaires sont plus susceptibles d’être atteints d’un cancer testiculaire.

Infection au VIH ou sida : Des études laissent entendre que les hommes dont le système immunitaire est affaibli en raison d’une infection au VIH ou du sida (syndrome d’immunodéficience acquis causé par le VIH) ont un risque légèrement accru d’être atteints d’un cancer testiculaire.

Puberté précoce : Certaines études laissent croire que l’incidence du cancer testiculaire est plus élevée chez les hommes chez qui la puberté est précoce. D’autres études n’ont démontré aucun lien entre la puberté précoce et le cancer testiculaire.

Taille : Plusieurs études laissent entendre que le risque de cancer testiculaire est plus élevé chez les hommes dont la taille est supérieure à la moyenne. D’autres études n’ont révélé aucun lien entre la taille et le cancer testiculaire.

Diminution de la fertilité : Une diminution de la fertilité (hypofertilité) est liée au cancer testiculaire. On ne sait pas vraiment si l’hypofertilité est une cause du cancer testiculaire ou si le même processus morbide engendre à la fois une diminution de la fertilité et le cancer testiculaire.

Pesticides : Quelques études portent à croire qu’une exposition à certains pesticides, les pesticides organochlorés par exemple, entraîne une hausse du risque de cancer testiculaire.

Marijuana : D’après certaines études, il y aurait possiblement un lien entre l’usage de la marijuana et le cancer testiculaire.

Exposition prénatale aux œstrogènes : D’après quelques études, les garçons dont les mères ont pris du diéthylstilbestrol (DES) risquent davantage d’être atteints d’un cancer testiculaire. Le DES est une forme d’œstrogène utilisée de 1940 à 1971 pour traiter les femmes qui avaient certains troubles de grossesse (fausses-couches par exemple).

L’incidence du cancer testiculaire a augmenté constamment au cours des dernières décennies, mais on comprend peu les raisons de cette augmentation. C’est le cancer le plus courant chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans. L’incidence est la plus faible avant la puberté, augmente de façon significative après l’âge de 14 ans, atteint un pic vers l’âge de 30 ans et diminue à l’âge de 60 ans.

L’incidence du cancer testiculaire est plus élevée chez les hommes de race blanche comparativement aux hommes d’origine africaine ou asiatique.

Le cancer testiculaire touche plus souvent les hommes dont le statut socio-économique est plus élevé.

 

Facteurs non associés au cancer testiculaire

Il existe suffisamment de preuves pour confirmer l’absence de lien entre les éléments suivants et le risque de cancer testiculaire:

  • Vasectomie
  • Traumatisme ou blessure au testicule
  • Tabac
  • Alcool

Facteurs de risque inconnus

Dans le cas des facteurs suivants, les preuves sont soit insuffisantes, soit peu concluantes. En d’autres mots, on ne peut pas confirmer avec certitude l’existence d’un lien entre ces facteurs et le développement du cancer testiculaire :

  • Poids faible ou élevé à la naissance
  • Alimentation
  • Facteurs environnementaux

On ne sait pas non plus s’il y a un lien entre une exposition aux produits suivants et le cancer testiculaire :

  • Produits pétroliers
  • Agents de conservation
  • Toxines naturelles telles que la mycotoxine ochratoxine A (OTA)
  • Infections virales, dont l’infection au virus d’Epstein-Barr (VEB)